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L'encombrement mental



Les gens qui font appel à mes services ressentent parfois un overflow inconfortable. Ils souhaitent retrouver un espace épuré, agréable.


Je les comprends, parce que quand je rentre à la maison, dans mon petit cocon, je souhaite moi aussi avoir de l’espace pour me reposer, relaxer, m’amuser. Mais parfois, même dans un espace accueillant, notre tête tourne et on n’arrive pas à se déposer.


Je vous laisse fermer les yeux et imaginer une pièce avec des piles d’objets, certains meubles inaccessibles et jonchés d’items disparates. Cet encombrement, vous le voyez, on pourrait le toucher.


L’accumulation existe aussi dans notre tête. L’affluence de publicités un peu partout, la connexion permanente qu’implique nos téléphones, la stimulation des réseaux sociaux. Marie Quéru, autrice de L’écologie d’intérieur, parle même de «la guerre de l’attention». On est constamment sollicité par une tonne d’informations polluantes qui gruge notre énergie, ne serait-ce que pour la trier et la mettre de côté.


Cet encombrement mental, on ne le voit pas, on le ressent.


Voici, concrètement, ce qui m’aide à désencombrer mon mental:


. Faire une seule chose à la fois. Si pour arriver au bout de ma journée je dois faire du multitasking, je vois ça comme un drapeau rouge. Un signe qui me dit que j’ai pris trop d'engagements.


. Me questionner régulièrement sur mes priorités. Par exemple, présentement c’est mon entreprise et ma famille. En ayant ces éléments en tête, ça facilite toutes mes décisions.


. Dire non. Même si ça déplait parfois à des personnes que j’aime, je danse de mieux en mieux avec l’idée que la déception des autres ne m’appartient pas. Dire oui seulement à ce qui me tente vraiment libère beaucoup d’espace dans ma tête. Ce n’est pas facile dire non, mais c’est payant.


. Ne lire aucune nouvelle quand je feel moyen: pas de presse, pas de radio. Dans ces moments je priorise des lectures de développement personnel (quand j’ai de l’énergie) ou des romans (quand j’ai besoin de m’évader).


. Laisser mon téléphone en haut lors des routines avec mes enfants. Ça m’aide à être dans l’instant présent et à connecter avec mes coquines.


Les impacts de notre culture de surconsommation et de notre mode de consommation personnelle ont un effet direct sur notre encombrement mental et physique. En prendre conscience est un immense pas vers une vie plus simple, qui nous ressemble.


Bonne fin de semaine <3



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