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Un souvenir qui goûte bon




On a jamais eu autant d’outils pour être efficace, mais le temps nous file entre les doigts.


On peut rejoindre qui on veut, quand on veut, mais beaucoup de gens se sentent plus isolés que jamais.


Mon rapport au temps a changé depuis que je suis maman. Je n’arrive plus à avoir le rythme de vie que j’avais avant. Si j’ai un horaire chargé et qu’une activité n’attend pas l’autre, je panique. Pour vrai.


Je commence tout juste à le réaliser. À coup de plusieurs heures de thérapie, de lecture en développement personnel, d’échanges avec des gens bienveillants autour de moi, je commence à comprendre qu’une vie qui accélère toujours ne me permet pas d’être la personne que j’aime.


Quand je vis lentement, ma vie goûte bon. Une discussion dynamisante, un fou rire qui donne mal au ventre, une même idée au même moment, le flow au travail avec une collègue, un repas succulent, une séance de yoga. Ces moments de grandes connexions avec ceux que j’aime ou moi-même sont mes remèdes à la rapidité du quotidien.


Travailler beaucoup pour avoir de l’argent, c’est séduisant comme idée. Entre autres parce que l’argent nous permet d’acheter des moments de liberté. Mais le coût pour l’atteindre est trop élevé. Et il y a d’autres façons d’avoir de l’argent, notamment en consommant moins.


Ce dont je vous parle présentement s’appelle la résonance. Un concept particulièrement bien expliqué par Hartmut Rosa, un sociologue allemand qui étudie la lenteur. Ne lui en déplaise, ses écrits m'allument comme un train.


Ces instants où on a le sentiment d’avoir notre place, d’avoir une place. Ces petites brèches colorées, étincelantes, agréables, abondantes qui nous énergisent doucement.


Vous, quand vous fermez les yeux et que vous pensez à votre plus beau souvenir des derniers jours, est-ce que ça goûte bon? Qu’est-ce qui fait que votre vie​​​ est une bonne vie?



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